samedi 18 avril 2009

Green Day(s)

Jeudi

Résumé des épisodes précédents : Dr. V. a demandé à me rencontrer vendredi pour parler de ce que j'allais faire durant le stage. Cependant, Z. m'a dit que je pouvais essayer de passer au labo la veille, between 8 and noon, car habituellement Dr. V. s'y trouve le jeudi.

C'est donc sans me presser, et en prenant mon temps pour visiter à gauche à droite le campus que je me suis levé jeudi matin. Pas de stress, je tente d'avoir droit à mon petit déj' au café qui se trouve juste à côté du motel. Ah, le buffet gratuit se finit à 9 heures 30. Il est moins vingt, merde. Bon, pas grave, je commande mon premier breakfast in America, avec tout de même un rabais de 3 $ vu que je suis client du motel. Sur une dizaine, ça compte.

11.00 am, j'ai traversé tout le campus pour revenir à la Viterbi School, l'ensemble de bâtiments dans lequel se trouve mon labo. Dans les arbres devant la porte se bastonnent deux écureuils, sûrement un signe. Dans l'entrée du centre, je remarque un truc marrant, que j'avais jamais vu auparavant : une machine en tout point semblable à un distributeur de boissons, mais délivrant au lieu de sodas des stylos, des carnets, des livrets d'évaluation, des piles, des CD vierges, et caetera. Un petit tour dans la salle en question, personne à part un autre des étudiants du groupe, qui m'informe que le Dr. V. ne s'est pas montré aujourd'hui. Soit.

Pas de problème, je redescends, et vais m'asseoir dans l'herbe dans l'Alumni Park, à lire des publis envoyées par Dr. V. dans l'attente du début d'un concert prévu à midi, comme tous les jours cette semaine.

Sur la scène pas minable et couverte, quatre undergrads déboulent et entament un court discours de présentation. Le groupe s'appelle Nebula Explosion. Et merde. Des geeks physico-musiciens. Du jazz astrophysique. Suivent tout un tas de chansons plutôt sympas, dont je retiendrai surtout la plus bordélique.

'I'm a robot from the future and I'm programmed for dancing. I'm a robot from the future and I'm programmed for dancing. I'm a robot from the future and I'm programmed for dancing.'

La chanson commence plutôt calmement, pendant que les paroles sont scandées façon cyborg, et que le chanteur fait des mouvements de gymnastique robotique mal huilés. Puis celui-ci gueule toute une série de 'Malfunction! Malfunction!' et c'est là que le bordel arrive. Les zicos jouent n'importe comment, bougent dans tous les sens, ça ressemble plus à rien, ni visuellement, ni musicalement. Mais c'est marrant. Dans le public, les étudiants comme les profs se gaussent. Le concert se finit, et le chanteur présente ses comparses, énumérant chaque instrument.

'À la basse...'

Dammit! Du français. Avec un putain d'accent américain, soit, mais du français.

'À le piano...'

Comme quoi, malgré Bush fils et la guerre en Irak, la langue française peut encore être en odeur de sainteté, voire même synonyme de classe aux États-Unis...

'See you tomorrow. Bon après-midi.'

Sur le retour, j'ai l'occasion de croiser un autre truc marrant : une "poubelle" à livres. Un concept intéressant qui permet aux étudiants de l'USC de rendre leurs bouquins (mais pas les CD ou DVD, c'est bien précisé) juste en les déposant dans ces espèces de boîtes qui parsèment le campus, plutôt que de devoir s'emmerder à retourner à la bibliothèque.

Après être sorti du campus, je passe à l'university village, une sorte d'agglomérat de bouis-bouis vendant respectivement de la bouffe thaï, chinoise, libanaise, japonaise, mexicaine... J'y commande un iced blended watermelon juice, c'est à dire un jus de pastèque mixé avec des glaçons. C'est bon.

Au retour, une surprise plutôt mauvaise. Le Wi-Fi marche plus au motel. À la réception, on m'apprend que le motel n'a jamais eu de connexion sans fil. Du coup, je bite plus rien à rien. Le mec a l'air de bonne foi. Il me dit que le café a un accès sans fil à Internet, que ce doit être celui-là que j'ai capté. Je rentre chez moi, déçu, mais toujours convaincu d'avoir raison. Lors de mon arrivée, le réseau du café était présent, mais j'étais bien connecté à celui du motel, nommé, comme le motel, Vagabond. Mais bon, qu'à cela ne tienne, je vais dîner au café, histoire de récupérer les identifiants pour utiliser leur réseau.

Mouais... Ça marche que quand ça veut, au gré des vents et des mecs qui passent entre le café et ma chambre. Non, ça marche pas, en vrai. Ou alors trente secondes toutes les deux heures. C'est suffisant pour recevoir le message de Z. disant qu'il passe me chercher en voiture le lendemain pour aller voir Dr. V., mais c'est tout. C'est pas comme ça que je vais trouver un endroit où vivre, moi. 'Chier.

Vendredi

Un petit déj' rapide mais conséquent au café où ce coup-ci je n'ai pas raté le buffet gratuit, le Continental Breakfast (open café, lait, céréales, gaufres, pancakes, jus de pomme et d'orange). Puis Z. arrive dans sa grosse voiture. Direction Marina del Rey, sur la côte, où se trouvent les locaux de l'ISI (Information Sciences Institute). À quelques centaines de feet de l'océan Pacifique se dressent trois grands buildings dont deux tours jumelles d'une dizaine d'étages. Au septième de l'une d'entre elles, le bureau de Z., et deux portes plus loin celui du Dr. V.. Mais avant ça, un petit café. La serveuse connaît tout le monde, hi-five Z., puis check du coude, puis 'Whaddya want?'. Z. me présente et commande un iced coffee. Me demandant ce que je veux, il me voit hésiter, avant de demander la même chose. C'est énorme.

Ensuite, direction le bureau de Z., où je pose mes affaires. Z. me montre un ordi, et me dit que ce sera le mien à l'ISI. Ce qui porte le compte d'ordis mis à ma disposition à deux. Plus le mien. On va ensuite deux portes plus loin, donc, pour enfin rencontrer Dr. V..

Autant Z. parle vite, autant Dr. V. est plutôt lent au niveau de la jactance. Mais ça me permet de bien le comprendre. Z. prend la parole pour me présenter, puis est suivi par Dr. V. :

'Simon, does Z. not speak too fast for you? ...He speaks too fast for me, anyway.'

S'ensuit une discussion sur ce que j'attends du stage. Oui, ce que j'en attends, pas ce que lui en attend. J'aime bien cette mentalité. En définitive, ça sera du fifty-fifty. Je ferai moitié simulation numérique avec Z., et moitié expériences de bio en labo avec une étudiante dont j'ai oublié le nom. J'aurai peut-être à présenter un compte-rendu de mon boulot à la fin au groupe dont fait partie l'équipe du Dr. V.. À ce propos, Dr. V. aimerait me voir au conference group meeting qui justement est une réunion de tous les membres du groupe, présidée par le grand manitou, le Dr. G., afin que je m'y présente, et que j'entende parler de toutes les recherches du moment dans le groupe.

Hop, retour dans le bureau de Z. où je remarque un strip de PHD Comics affiché au milieu de tout un bordel de papiers sur un mur.

'Since he talks slowly, people think Dr. V. is judging them.'

Personnellement, moi ça allait, un docteur qui me propose du café en entrant ne peut pas me vouloir de mal.

Z. me présente ensuite B., le respo technique de l'ISI, qui met en place mon PC et nous laisse y installer Ubuntu. On parle un peu de la scolarité en France, il me demande si j'ai vu un documentaire avec une histoire de murs dans le titre. Je réfléchis un peu. Entre les murs ?

'Between the...'
'Yup, Between Walls. Have you seen it?'
'I've heard about it. But not seen it.'
'Uh. Ok.'

Z. demande des renseignement à B. par rapport à mon téléphone. Ils trouvent une adresse pas trop loin. Une fois qu'Ubuntu a fini d'installer ses 268 mises à jour, on s'y rend, et je repars avec un téléphone mobile flambant neuf, sans contrat, avec 1000 minutes de communication dedans. et rechargeable au besoin. Z. me ramène au motel en me laissant une publi de plus à lire.

Je finis d'ouvrir l'emballage du téléphone (J'avais commencé à l'ouvrir, ainsi que ma main, dans la voiture) et appelle Z.. J'arrive pas à l'avoir. Mais il me rappelle. Victoire. Tout marche. À la télé, un super-héros parodiant Batman, engoncé dans une armure complète violette dès qu'il sort de la cave secrète aménagée sous sa maison, sort des versets des Évangiles. L'épisode se finit, et j'apprends le nom de la série. C'est Bibleman. True story. Bon. Dodo.

Samedi

Le Wi-Fi marche toujours pas. P'tit déj', glandouille devant la télé. C'est fou ce qu'il peut y avoir comme pubs. On se rend pas compte, mais ici c'est vraiment dur. Pas plus d'un quart d'heure de programme sans se prendre un coup de pub. À part peut-être les infos. Et les infos, faut les voir... On est loin du journalisme télévisé français, policé à l'extrême, et dégoulinant presque d'objectivité prétendue. Alors qu'ici, les infos sont un spectacle comme un autre. C'est plus sympa à regarder, mais je regrette presque de pas avoir cette petite touche de sérieux et de pompeux pour contraster avec le reste.

Histoire de pouvoir lire mes mails, je me rends à l'USC. Devant l'entrée, je photographie une camionnette qui m'intrigue. À quelques pas d'une statue que j'avais déjà remarquée pour les insignes maçonniques qu'elle portait, le minivan affiche lui clairement le compas, l'équerre et le G au milieu. Si vous me croyez pas, vous avez qu'à agrandir la photo en cliquant dessus. Je sais pas si ça vaut la pyramide et l'œil triangulé du Grand Architecte des bucks façon billets, mais Robert Langdon saurait sûrement qu'en faire.

Plus loin, dans un des parcs, tout un tas de students en maillot bronzent sur des serviettes posées sur l'herbe. Repassant devant ce qui a l'air d'être une librairie, je décide de tenter de voir un peu ce que je peux y trouver. Le rez-de-chaussée ne ment pas, on est bien dans un bookstore. Au fond peuvent être trouvés des jeux de société. Mais, le magasin comporte 3 étages plus un sous-sol, et le rez-de chaussée à lui seul semble déjà contenir tout l'éventail de catégories de bouquin qu'on est en droit d'attendre. Je descends un étage en-dessous. Et merde, un magasin informatique et jeuvidéesque. C'est une mini-Fnac. Je me rends au premier étage, et là, stupéfaction. Tout un étage de fringues de supporters, dont un bon paquet sponsorisées par Nike. Tout l'étage est rouge et or, aux couleurs des Trojans et de l'univesité. Tiens, du coup, ça justifie la photo de Tommy Trojan, la mascotte officieuse de l'USC (la mascotte officielle étant un cheval blanc, monté par un type déguisé en troyen. Ah ah), qui a rien à foutre à vendredi, vu qu'elle se trouve sur le campus de l'USC, et non à Marina del Rey. Mais on va dire que c'est pas grave. Je sors du magasin.

Toujours en passant, je croise des types peinturlurés en bleu et/ou vert. Je suppose que c'est pas pour une nouvelle pub d'Intel. Ya plus de chances que ce soit pour l'Earth Week qui arrive. Pendant une semaine, l'USC se sent pousser des feuilles.

Je m'assois, je pianote, je regarde mes mails. Youhou ! Retour à la civilisation.

Une fois la batterie vide, je m'en vais, bien sûr. Et sur le chemin, je recroise les peinturlurés de tout à l'heure. Ils sont en train de tourner un court-métrage en utilisant les locaux de l'université. Bien sûr... Z. m'avait prévenu. On voit toujours un tas de types tourner des trucs dans l'USC. C'est pour leurs études, ils sont à l'école de cinéma de l'université. Et c'est pas n'importe laquelle. Elle a vu parmi ses élèves un certain Robert Zemeckis et un certain George Lucas. C'est dire...

Sur le retour, j'arrive à prendre en photo un des écureuils qui avaient décidé de se battre sur mon passage.

Et enfin, retour motel. Je me renseigne. Il y a une connexion filaire dans chaque chambre. Fabuleux, je vais m'avaler un burger (bien meilleur qu'en France, soit dit en passant) pour fêter ça !

mercredi 15 avril 2009

...like to see America.

On m'apporte à manger. Il est midi. Heure de Los Angeles.

L'avion a décollé il y a neuf heures, et amorce sa descente vers LAX. Une heure plus tard, atterrissage, applaudissements, débarquement, avec 5 minutes d'avance.

Et là, c'est le drame. La queue devant le service d'immigration, qui est lui-même devant les tapis où commencent à défiler les bagages. Des agents passent contrôler les formulaires de douane que j'étais censé avoir reçus à l'embarquement, sauf qu'en fait non, j'ai dû en demander aux PNC dans l'avion.

Une heure plus tard, je suis enfin devant l'agent de l'immigration. Il me demande si j'ai un visa. Oui. Il me demande de sortir les papiers qui vont avec. Je sors tout, le DS-2019, le reçu des frais SEVIS, mes attestations d'assurance. Il voulait juste le DS-2019. Quatre tampons, autant de signatures. Toutes mes empreintes digitales, que j'avais déjà données pour le visa. Et une photo en live, aussi.

'What kind of business?'
'A research internship in Physics.'
'Oh. It's good, you can go. Next!'

Ma valise, et je me grouille, une heure de retard, c'est pas classe. Plus qu'un agent à passer.

'What kind of business?'
'A research internship at USC.'
'I love USC. You can go.'

Et tout se passe bien. Un panneau Garcia m'attend, comme arrangé. Celui qui le tient, Z., est le thésard qui va me prendre en charge en pratique, Dr. V. étant pas mal occupé, et pour l'instant absent.

Il récupère ma grosse valise pendant que je m'excuse auprès d'une vieille irascible qui avait rien à faire sous mes pieds. Il m'amène à sa grosse voiture, où on charge son gros coffre. On sort du parking du gros aéroport pour s'engager sur une énorme voie entourée de gigantesques palmiers.

Des freeways partout. 4, 5, 6 voies... Z. est un peu désolé. Pour lui, la vraie Los Angeles, c'est pas ça. Il reconnaît la démesure de la ville, même s'il est un peu surpris de ma surprise.

Il parle super vite, est super sympa, et fait plein de blagues. Il me parle de ses potes européens, du fait qu'il soit jamais allé en France, de tout un tas de trucs. Pour lui, ce monopole de la voiture est ridiculous. Comme pas mal de choses. Du genre le fait que la plupart des Américains ne parlent pas d'autre langue que l'anglais. Ridiculous. Et aussi le prix de l'année pour un undergrad à l'University of Southern California. Allez, dis un nombre, pour voir. Je tente. Raté, c'est plus. Encore plus. 35000 $. Ridiculous, all profit-oriented. Merde, un Américain de gauche.

Il m'amène au motel - le Vagabond Inn - où j'apprends que la réservation a été faite au nom de Sinon Jaocin. Je comprends la réceptionniste, du coup. Il baragouine un peu, m'obtient une petite réduction. Je récupère la chambre, on pose les bagages. Et il m'emmène à pied faire un tour de l'USC. On traverse tout ça pendant qu'il m'explique les bons et mauvais côtés du coin. On arrive là où je vais bosser, à la Viterbi School of Engineering. J'y rencontre les étudiants de l'équipe du Dr. V., et découvre le poste informatique qui m'est alloué. De cette salle de labo, Z. me cherche une annonce sur Craigslist, en repère une bien, et écrit au posteur. Parallèlement, il m'imprime des renseignements supplémentaires. Enfin, on discute téléphone. Il va faire des recherches demain, me demande de ne rien acheter pour l'instant. On concluera tout ça avec Dr. V. à son bureau sur la côte, à Marina del Rey, vendredi matin. Je maile la famille, histoire de.

On rentre ensemble, Z. et moi. Il récupère sa voiture, et me dit que je peux tenter de passer au labo le lendemain matin. Lui n'y sera pas, mais Dr. V. y est traditionnellement entre 8 heures du mat' et midi. Sachant qu'il se lève à 4 heures du mat'. A little workaholic. But, a clearly good influence, of course.

J'ai allumé la télé. Je sais pas quoi regarder, ya tout un tas de chaînes, dont un bon quart en espagnol. C'est beaucoup trop pour que j'arrive à choisir. Ridiculous.

Take a jumbo across the water...

Et voilà. C'est le jour J, the D-day, comme disent les autres.

Lever à 4h30 du matin, je l'ai dit. Tout le monde s'est réveillé pour m'accompagner et c'est à 5 dans la voiture paternelle qu'on se rend à l'aéroport de Blagnac.

Le vol est à 7h20, l'embarquement à moins dix. On est enregistrés une heure avant, avec la confirmation que mes bagages prendront tout seuls la correspondance à Charles-de-Gaulle.

Après un café pris rapidement, mon père et moi disons au revoir au reste de la famille, passons les portiques de sécurité, il m'achète un Fluide Glacial pour le transat', on attend un peu et on embarque. Mon père n'avait pas pris l'avion depuis qu'il m'avait amené à Legoland au Danemark.

Dans l'avion, une hôtesse vient me voir pour m'informer de la localisation de la partie du terminal 2E d'où je décollerai pour le second vol. Une heure dix après l'envol, nous atterissons à Roissy. Je suis déjà enregistré pour ce vol aussi, ma carte d'embarquement m'a été remise à Toulouse.

On transite rapido, le terminal n'étant pas très loin du 2F, où nous avons atterri. Et en fait, ça se finit là. Une grande file serpente devant le guichet où s'effectue la vérification des passeports. Mon père m'y laisse m'avancer pendant qu'il essaie de joindre ma mère par téléphone, en vain. Je passe le portique, et lui se dirige vers la gare ferroviaire d'où il va effectuer le retour, sept heures durant.

Quant à moi, les formalités étant passées, et après un petit temps d'attente, j'embarque.

L'engin est énorme, et les réacteurs qui le portent le sont tout autant. Je découvre enfin l'intérieur. Grande surprise. Des sièges énormes, inclinables de tous les côtés, avec un écran 20 pouces incrusté dans l'arrière du rang de devant (si, c'est simple, réfléchissez).

Ah, c'est les fauteuils des privilégiés... Au temps pour moi, je me disais, aussi, y en a vraiment pas des masses par rangée. Je continue donc un peu plus loin, mes sacs en bandoulière. Les écrans sont plus petits, les fauteuils moins réglables, mais ça reste très correct. Ah, c'est la classe affaires... Encore plus loin, du coup... Bon, là on arrive dans la section où les sièges ressemblent à ceux que j'ai pu voir dans tous les vols intérieurs que j'ai pu prendre. Classe éco, c'est sûr. Et puis de toutes façons, après, c'est les chiottes, et la fin de l'avion.

Mais je m'en fous, les sièges ont quand même de petits écrans et la télécommande qui va avec. Du coup, je vais rien lire de ce que je me suis pris, et regarder Largo Winch, puis Burn After Reading.

Le mec assis devant moi se retourne, me demande si je parle anglais. Je lui réponds que je suis Français, mais que je parle effectivement anglais. Il s'excuse pour la place que j'ai, à savoir au beau milieu de ce qui semble être une classe un peu bordélique, et dont il est un des responsables.

J'apprendrai un peu plus tard qu'ils proviennent de l'équivalent d'un lycée en Californie et qu'ils rentrent d'un voyage scolaire en France et en Espagne. Pas très intéressant, comme anecdote, effectivement. Sauf que ça me donne à voir une caricature pas très sympathique de la compagne du Joe Six-pack, l'Américain moyen. Une tendance à l'embonpoint, au maquillage maçonné à la truelle, et aux lunettes de soleil dans l'avion pour se protéger des loupiotes au-dessus des sièges.

Mais heureusement, ce qui est bien avec les moyennes, c'est qu'il y a souvent des fluctuations qui permettent de s'en défaire. Cependant, ça, je le sais pas encore, vu qu'il est midi (heure française) et qu'on m'apporte à manger.

mardi 14 avril 2009

UnB'Day

Juste un petit post à la veille du départ, pas tant pour relater mon absence toujours réelle de logement pour les quatre mois là-bas, ni pour expliquer les normes des services de douane des aéroports étasuniens en matière de bagages, mais juste pour la photo à droite, là.

Dans certaines contrées, genre tout Tournefeuille, en lieu et place de Zob ou Espoing, je suis plutôt désigné par le diminutif Didi. Et avant-hier, j'ai eu droit au cadeau visible sur ladite photo, à l'occasion de mon non-anniversaire (ou alors de mon anniversaire, mais qu'on fêterait en avril plutôt qu'en octobre). Quatre lettres censées me représenter, mais qui ne parleront pas forcément aux Kchanais. Une pour AWP, une pour l'écureuil, une pour le poumon, et une pour les photos.

Pour ceux qui sont concernés : merci. Beaucoup.

Je les laisse ici, trop peur de les abîmer dans le transport pour les emmener en Californie. Et je vais me coucher. Demain, réveil à 4.30. Ante meridiem, of course.

jeudi 9 avril 2009

Southern blot

Un exam de biophysique sur les protéines, mi-chiant, mi-scandaleux.
Une réu sur l'agrèg, trop déprimante pour être écoutée.
Un appart, rangé.
Un Maël, croisé avant qu'il reparte.

Puis, hop, voiture, A20, une pause dans une station service où la mousse au chocolat coûte un repas au Crous.

Les kilomètres filent, et enfin, retour à la civilisationg, putaing. Fini les noms de villes nouvelles en -y, bonsoir les villages en -ac. Bonsoir les poches, les moinsse et les chocolatines. Et bonsoir Cahors.

Une nuit, un jour, c'est court, mais ya trop de trucs à faire en trop peu de temps avant le départ.

Et du coup, Toulouse, maison. Entre deux parties de Guitar Hero (qui a fait la route avec nous en tant que passager supplémentaire), les rendez-vous s'enchaînent.

La réceptionniste du motel où je dois aller après mon vol bite rien à rien. Elle comprend pas mon nom en lisant la réservation, dans une ville où les latinos sont la moitié de la population. Je lui en foutrai, des Guêweukiieuh, moi...

Les dollars pleuvent à l'aéroport. Les euros aussi, mais pas du bon côté. Mes lunettes sont resserrées, mes lentilles renouvelées (Quoi ? Mais si, ça m'arrive). Une visite chez le docteur me permet d'emporter une pharmacie dans ma valise. Enfin, presque, le pharmacien rentre pas. J'ai fait tomber mes tifs, au grand dam certain d'une certaine. Los Angeles en été, ça me semble pas adéquat pour devenir hippie.

Banque, dentiste, ça sera pour demain. On m'attend pour jouer à Guitar Hero.

dimanche 5 avril 2009

That's all folks!

Mardi 31 : dernier entraînement d'impro
Mercredi 1er : dernier cours de M1
Jeudi 2 : dernier match d'impro
Samedi 4 : dernier [Pot]

Ça pue la fin à plein nez.

Je quitte Cachan le 7, après mon dernier exam. Direction Toulouse, pour une semaine. Et le 15, le vrai départ.

Je viens de récupérer pas loin de 400 $ américains, merci Peck. Kader est passé récupérer la basse de Luc. J'ai dégagé mon frigo superflu il y a trois jours. Et j'ai presque fini de plier mon linge. Chuis pas loin d'être prêt à partir, en définitive.

Je bossouille, pas vraiment motivé, de la biophysique en vue de l'exam de mardi.

Il commence à me tarder de partir, mais ça fout toujours un coup de devoir dire au revoir, à septembre si t'es encore là, j't'écrirai, tout ça.

Bref.

Je vais finir mon linge, tiens.